À l'appel de mouvements sociaux allemands, notamment Attac Allemagne et les mouvements Occupy, une grande manifestation européenne se tiendra à Francfort le samedi 19 mai, avec plus de 40000 manifestants attendus. Il ne s’agit pas d’une première : le 15 octobre 2011 les organisateurs avaient rassemblé plus de 10000 personnes pour dénoncer le rôle néfaste joué par la BCE dans la crise européenne, et la nécessité d’une réorientation de sa politique.
Cette fois, la manifestation est européenne, avec des participants venant de nombreux pays européens. Au lendemain de la défaite de Nicolas Sarkozy et du score historique de la gauche anti-austérité en Grèce, il s’agit d’une date clé pour les mouvements sociaux européens, dans un haut lieu de la finance européenne.
Il s’agit bien sûr de dénoncer les politiques menées par la BCE, et d’appeler à une réorientation complète de l’institution européenne. « La BCE est en grande partie responsable de la catastrophe économique et des interventions de la Troïka en Grèce » explique Stephan Lindner d'Attac Allemagne, « elle s’immisce par ailleurs de manière scandaleuse dans les élections en Grèce : il est grand temps d’imposer un contrôle démocratique sur cette institution.»
Il s’agit aussi de dénoncer les politiques d’austérité, et refuser le Pacte budgétaire qui inscrit ces politiques dans le marbre des traités. « Le Pacte budgétaire est inacceptable, et illégitime. Les politiques d’austérité sont rejetées massivement par les peuples européens, et pourtant ce traité impose, sans débat démocratique, de nouveaux contrôles et de nouvelles sanctions pour imposer la rigueur budgétaire » explique Steffen Stierle, d’Attac Allemagne.
La municipalité de Francfort a bien tenté d’interdire cette mobilisation, mais cette décision, très rare en Allemagne, a finalement été annulée après un recours juridique des organisateurs. Malgré les intimidations des autorités et une forte présence policière sur place, les rassemblements prévus en amont de la manifestation du 19 mai se déroulent depuis deux jours dans une ambiance festive.
Attac France soutient et participe aux mobilisations à Francfort. « Contre le Pacte budgétaire et l’austérité forcée, nous devons afficher un message de solidarité avec les peuples qui se lèvent en Europe, et dénoncer l’austérité généralisée » explique Aurélie Trouvé, co-présidente d’Attac France.
Attac France,
A Paris le 18 mai 2012
Plus d’information :
Le site de la coalition organisatrice : http://european-resistance.org/
L’appel international (anglais) : http://www.francfort.attac.org/spip.php?article5
Le site du collectif pour un audit citoyen : http://www.audit-citoyen.org
Le site d’Attac France : http://www.france.attac.org
Quelques photos des mobilisations des 17 et 18 mai : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10150992299945934.489096.183985420933&type=3


Pauvreté, immigration, assistanat, fraude... : cassons les idées reçues
Nous vous invitons à déconstruire des préjugés et des stéréotypes répandus sur la pauvreté et les pauvres, afin que ceux-ci cessent d’être les boucs émissaires des maux de nos sociétés et qu’ils deviennent au contraire des partenaires à part entière dans la construction d’un monde plus juste.
Voici quelques-unes de ces idées reçues. Diffusez-les autour de vous, réagissez, participez au débat.
1) Sur la pauvreté, les revenus et les patrimoines
« La pauvreté a diminué en France entre 2006 et 2009 »
Faux. Le gouvernement a publié le 19 octobre 2011 son rapport sur l’évolution de la pauvreté en France, qui conclut effectivement à une baisse de 5% du nombre de personnes sous le seuil de pauvreté entre 2007 et 2009. Mais cette diminution de 5% concerne le taux de pauvreté « ancré dans le temps », contesté par de nombreux experts et associations de lutte contre la pauvreté (voir www.uncitoyenencampagne.com/ ?p=120).
Tous les indicateurs de l’INSEE montrent au contraire que la pauvreté et son intensité se sont aggravées entre 2006 et 2009 (on n’a pas d’indicateurs plus récents) :
le taux de pauvreté à 60% du revenu médian est passé de 13,1% en 2006 à 13,5% en 2009, soit 8,2 millions de personnes,
entre 2000 et 2008, le nombre de personnes sous le seuil de 40% du revenu médian est passé de 2,7 à 3,2 millions (et pas de chiffre en 2009 ! pourquoi ?).
Sources : voir en particulier www.insee.fr/fr/themes/document.asp ?ref_id=ip1365
À savoir : on parle souvent des inégalités de revenus, mais c’est surtout au niveau des patrimoines et donc au moment des héritages que les inégalités se creusent : les 10% des ménages les moins aisés détiennent moins de 2 700 euros de patrimoine brut (avant remboursement des emprunts). Les 10% les mieux dotés disposent d’un patrimoine supérieur à 552 300 euros. Soit un rapport de 1 à 205, qui a crû de près d’un tiers depuis 2004. Un écart bien plus important que celui relatif aux revenus, qui était en 2009 de 4,2 entre les 10% les plus modestes et les 10% les plus riches. Source : www.insee.fr/fr/themes/docum…
2) Sur les minima sociaux
2-1) « La France distribue des minima sociaux élevés. »
Faux. La France est dans la moyenne européenne. En France, le montant des minima sociaux pour une famille de deux enfants s’élève à 72% du seuil de pauvreté à 60% du revenu médian, alors qu’il est en moyenne de 76% dans l’Union Européenne (source OCDE, cité dans la revue Études et résultats de la DRESS du ministère de l’Emploi, n°464, février 2006)
Par ailleurs, le montant des minima sociaux (RSA, AAH) ne connaît pas la même progression que l’ensemble des revenus. En 1988, le Revenu Minimum d’Insertion équivalait à 50% du SMIC. En 2012, le RSA socle est à 42% : soit 474,93 € pour une personne seule.
2-2) « Il n’y a pas assez d’argent dans les caisses pour augmenter les minima sociaux »
Faux. D’une part, la moitié seulement des 7,5 milliards € prévus pour le RSA sont effectivement dépensés, à cause des non-recours (voir 2-4). D’autre part, il est possible de prendre des mesures (en particulier de plus grande justice fiscale) afin d’accroître les recettes de l’État et des collectivités territoriales.
2-3) « Les pauvres font des enfants pour toucher des aides et des allocations. »
Faux. Ce n’est pas avec les allocations qu’on peut vivre dignement en famille ; une famille proche du seuil de pauvreté s’appauvrit encore plus lorsqu’elle s’agrandit. Démonstration pour une famille de deux enfants. Le seuil de pauvreté est pour elle de 954 € (seuil de pauvreté à 60% du revenu médian) x (1+0,5+0,3+0,3)= 2003 € mensuels. Disons que cette famille a 2100 € de revenus (y compris allocations familiales). Elle se situe juste au-dessus du seuil de pauvreté. Si un nouvel enfant survient, son seuil de pauvreté deviendra 954 € x (1+0,5+0,3+0,3+0,3) = 2290 €. Ses revenus seront augmentés de 161 € d’allocations familiales, soit 2261 €. Elle passera alors sous le seuil de pauvreté. Pour tout nouvel enfant, le revenu de la famille (en l’absence d’autre variation de revenu) s’élèvera de 161 € d’allocations familiales, et son seuil de pauvreté s’élèvera de 0,3x954 € soit 286 €. C’est ainsi que l’on décourage les familles pauvres d’avoir des enfants…
2-4) « Les gens font tout pour toucher le maximum d’aides »
Faux. La moitié des personnes éligibles au RSA n’en fait pas la demande (source Odenore http://bit.ly/zfPwiI). Voir aussi 6-4) pour les taux de non-recours aux prestations sociales. Les raisons : la volonté de ne pas dépendre de l’aide publique, la complexité des démarches, le manque d’information, le souhait de ne pas être contrôlé…
2-5) « Les pauvres demandent tous des droits, mais ça va avec des devoirs »
Tout à fait. Mais la société doit aussi engager des moyens suffisants pour que son devoir de soutenir les personnes en difficulté ne consiste pas uniquement en du contrôle, mais se traduise en un accompagnement réel. Or « Le suivi des allocataires du RSA paraît s’être dégradé, puisque, pour les seuls allocataires du RSA socle, ils sont un tiers à avoir signé un CER (contrat d’engagement réciproque) alors que près de la moitié de ceux qui touchaient le RMI avaient à l’époque un contrat d’insertion. » (source Odenore, http://bit.ly/zfPwiI).
Pour ce qui est de l’accompagnement des chercheurs d’emploi, il n’est pas à la mesure des besoins. Le nombre moyen de demandeurs d’emploi suivis par conseiller de Pôle Emploi était de 85 fin 2008, 95 en 2009, puis 105,8 fin décembre 2010. Le Sénat et le Conseil Économique Social et Environnemental estiment qu’il faudrait se rapprocher de la cible de soixante demandeurs d’emploi par conseiller (Source : rapport du Sénat sur Pôle emploi, juillet 2011, téléchargeable sur www.senat.fr/rap/r10-713-1/r…)
2-6) « On peut s’en sortir mieux au RSA qu’avec le SMIC »
« Un couple qui est au RSA, en cumulant les différents systèmes de minima sociaux, peut gagner plus qu’un couple dans lequel il y a une personne qui travaille au SMIC » a déclaré le ministre Laurent Wauquiez le 8 mai 2011. Cette affirmation est fausse. Exemple d’un couple locataire en Île-de-France :
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Ressources mensuelles (y compris APL) pour un couple sans emploi ni allocations chômage (RSA Socle)
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Ressources mensuelles (y compris APL) pour un couple avec un SMIC à 1000€ mensuel net (+ RSA activité)
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Sans enfant avec aide au logement (APL)
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598(RSA)+360(APL)=958€
+ droit à la CMUC
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1000+200(APL)+218(RSA activité) = 1418€
pas de droit à la CMUC
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Sans enfant et sans APL
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712€
+ droit à la CMUC
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1000+332(RSA activité) = 1332€
pas de droit à la CMUC
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Avec deux enfants et APL et Allocations familiales=126€
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859+470(APL) = 1329€
+ droit à la CMUC
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1000+390(APL)+126(AF)+350(RSA activité) = 1866€
+ droit à la CMUC
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Avec deux enfants et sans APL. AF=126€
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997€
+ droit à la CMUC
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1000+126+491(RSA activité) = 1617€
+ droit à la CMUC
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NB :
Les simulations d’APL ont été effectuées sur le site www.caf.fr pour un loyer de 700€ à Paris.
RSA activité = Montant forfaitaire RSA + 62% des revenus d’activité du foyer – Ressources du foyer – Forfait d’aide au logement (voir http://bit.ly/yB2UJy). Pour notre premier calcul, cela donne 712+(1000x62%)-1000-114=218€. Note : 114€ est le forfait à déduire en 2012 pour une famille de deux personnes bénéficiant d’une aide au logement. Pour la situation avec deux enfants, cela donne 997+(1000x62%)-1000-126-141=350€. Note : 141€ est le forfait à déduire en 2012 pour une famille de trois personnes et plus bénéficiant d’une aide au logement.
Le RSA socle comprend les allocations familiales.
Pour avoir accès à la CMUC (Couverture Maladie Universelle Complémentaire), les revenus mensuels doivent être inférieurs à 971€ pour une famille de deux personnes et 1360€ pour 4 personnes. Sont inclus dans ce calcul les revenus de la famille (hors RSA mais y compris allocations familiales) et un forfait logement pour les locataires bénéficiant d’une aide au logement : 114€ mensuels pour une famille de deux personnes en 2012 et 141€ pour plus de trois personnes (sources : www.cmu.fr/site/cmu.php4 ?Id=17 et www.cmu.fr/userdocs/232-2-20…).
Deux commentaires :
effectuer ces calculs est un véritable parcours du combattant, et plusieurs témoignages nous montrent qu’il y a parfois des écarts entre la théorie et la réalité. Comment une famille aux revenus modestes peut-elle prévoir ses revenus sur les mois à venir ?
Nous n’avons pas pris en compte des dépenses de garde d’enfant ou de services essentiels (transport, gaz, électricité…) qui peuvent être différentes entre une famille percevant un SMIC et une famille percevant le RSA socle.
3) Sur le budget des familles
« Le pouvoir d’achat moyen des Français a augmenté entre 2007 et 2010 »
Vrai et faux. Le pouvoir d’achat global au niveau de la France a légèrement augmenté. Mais, compte tenu de l’augmentation de la population, le « pouvoir d’achat du revenu arbitrable » (une fois que les dépenses obligées – loyer, assurance, électricité… - ont été payées) par personne a baissé de 0,1% entre 2008 et 2010 (source INSEE http://bit.ly/yVkn0T).
Par ailleurs, pour les revenus les plus modestes, la situation est plus grave. Par exemple, de 1992 à 2006, les dépenses incompressibles dans leur budget sont passées de 52 à 74%. Selon le Secours catholique (Message, février 2011) : « se chauffer devient un luxe pour des millions de personnes », 3,4 millions de personnes subissent la précarité énergétique, les demandes d’aide au chauffage ont augmenté de 50% entre 2008 et 2009 au Secours Catholique.
Le prix du gaz a augmenté de 50% en 5 ans ; les loyers depuis 2000 : + 30%. ; électricité : + 6% en un an ; carburants : + 15% en un an (source rapport de la CLCV, octobre 2011).
Voir aussi le dossier annuel 2011 de la MRIE Rhônes-Alpes, sur http://bit.ly/wjG2to
4) Sur le travail, le chômage et la retraite
« Les pauvres ne veulent pas travailler. »
Faux. Les études convergent : 64% des chômeurs interrogés dans huit pays européens déclarent qu’ils veulent retrouver un emploi, même si cela ne leur procure pas un gain financier, alors que seuls 48% des personnes déjà en emploi déclarent vouloir conserver leur travail dans une telle situation (source : étude coordonnée par Duncan Gallie en 1999, citée par Jean Gadrey, http://bit.ly/wYVO4W).
L’enquête « L’influence des incitations financières sur le retour à l’emploi des bénéficiaires de minima sociaux » menée en 2009 par la Direction Générale du Trésor montre bien que la valeur accordée au travail et la volonté d’assurer le meilleur avenir possible aux siens conduisent la plupart des bénéficiaires à accepter la reprise d’un emploi, même sans gain financier immédiat (http://bit.ly/L0RXbi). Les principaux freins évoqués pour la reprise d’un travail sont le manque d’emplois, de moyens de transport, de formations adaptées, de modes de garde accessibles, etc.
« Il y a des pauvres qui veulent s’en sortir et d’autres qui ne veulent pas. »
Faux. Personne n’accepte de vivre dans la misère. La distinction entre « bons pauvres » et « mauvais pauvres » traverse toute l’histoire de la pauvreté (cf. les ouvrages de Paul Christophe sur le sujet). Cette distinction est surtout le reflet de l’impuissance de l’action publique ou de son manque de volonté de s’attaquer vraiment à la pauvreté. Faute de quoi, on s’attaque aux pauvres : c’est plus facile.
« Les bénéficiaires du RSA ne font pas d’efforts réels pour chercher du travail. »
Faux. La plupart des bénéficiaires du RSA ont l’obligation de chercher un emploi, sous peine de diminution ou suspension de l’allocation.
« Si on veut vraiment travailler, on trouve. »
Faux. Dans l’état actuel du marché de l’emploi (entre trois et cinq millions de chômeurs en France en 2012, selon la catégorie que l’on considère), tout le monde ne parvient pas à trouver du travail. De plus, certaines personnes restées depuis longtemps sans travail ont besoin d’être particulièrement soutenues pour revenir à l’emploi.
Quelques chiffres
Le chômage coûte chaque mois 2,2 milliards d’euros à l’Unedic (source rapport du Sénat (juillet 2011) sur Pôle emploi, téléchargeable sur www.senat.fr/rap/r10-713-1/r…),
les plus pauvres cotisent comme les autres pour leur retraite, mais perçoivent moins de retraite dans la mesure où leur espérance de vie est moins importante (voir 6)),
Taux de chômage chez les 16-25 ans : 8,7% chez les bac+2, et 35% chez les non-diplômés (voir Voir http://www.cerc.gouv.fr/rapports/ra…, page 36-37). Le taux de chômage des 15-29 ans est en 2009 de 29,5% en zone urbaine sensible et de 16,9% en moyenne nationale (source DARES, Analyses, octobre 2010, n°072).
5) Sur le logement
« La construction de logements sociaux se développe à un rythme suffisant en France. »
Faux. Le niveau de la production a progressé régulièrement jusqu’en 2007 mais s’est effondré depuis : seulement 333 000 logements ont été commencés en 2009 (contre 435 000 en 2007), ce qui met à mal les objectifs du DALO. On estime que le niveau de déficit va atteindre le million de logements. De plus, la progression des logements sociaux tient surtout à l’augmentation de logements accessibles seulement aux classes moyennes (nombre de logements PLS multiplié par 10 entre 2000 et 2010) alors que les logements accessibles aux familles les plus modestes augmentent bien plus faiblement : le nombre de PLAI a été multiplié par 2 sur la même période (rapport Mal logement 2011 de la Fondation Abbé Pierre).
« Les logements sociaux devraient être attribués en priorité aux gens qui travaillent. »
Faux. L’impératif de solidarité nationale exige que chacun, qu’il ait ou non un emploi, puisse disposer d’un logement adapté à ses ressources. Le droit à un logement digne est reconnu pour tous les citoyens en France. De fait, on constate malheureusement aujourd’hui que les personnes possédant un emploi accèdent en priorité aux logements sociaux.
« En période de restriction budgétaire, il est normal que l’État réduise l’aide au logement social. »
Faux. C’est la réalité mais c’est un mauvais calcul. Tout d’abord parce, en contrepartie, "l’ensemble des crédits que l’État consacre à la politique d’hébergement peut être estimé à 1,5 milliard d’euros" chaque année (source Cour des comptes, http://bit.ly/wWR0ZY).
Par ailleurs, l’absence de logement stable provoque pour une famille des ruptures durables dans l’emploi, la santé, la scolarité… qui auront des conséquences et des coûts élevés pour la collectivité.
6) Sur la Sécurité sociale et la santé
6-1) « Les pauvres sont des fraudeurs. »
Faux. La fraude aux prestations sociales est évaluée à environ 3 Milliards € et concernerait 1% des particuliers (source Cour des comptes, http://bit.ly/pszAmR). 90% de ces 3 Milliards sont récupérés.
La CNAF estime le taux de fraude à 0,46% pour les prestations familiales, 3,1% pour l’API (Allocation Parent Isolé), 3,6% pour le RMI-RSA (source : AFP, 29 avril 2010).
À comparer avec :
la fraude aux prélèvements sociaux, évaluée à entre 8 et 12 Milliards € et concernerait 10% des entreprises (source Conseil des prélèvements obligatoires en 2007)
la fraude fiscale en France, évaluée à entre 20 et 25 Milliards € par le Conseil des prélèvements obligatoires en 2007, ou 30 Milliards € par la Direction du Budget, ou encore 50 Milliards € par la Commission Européenne.

- Jean-François Chadelat, directeur du Fonds CMU, démonte des idées fausses sur la CMU
6-2) « Les bénéficiaires de la CMU en profitent pour faire des soins de confort dont ils n’ont pas vraiment besoin »
Faux. La CMU est très restrictive.
6-3) « Grâce aux bons CAF, les enfants des familles défavorisées ont un accès normal à la culture, au sport, etc. »
Oui et non. Ces aides sont appréciables, mais elles nécessitent un financement complémentaire plus ou moins important par les familles. Et il faut anticiper les besoins pour faire les demandes à temps.
6-4) « Grâce à la CMU, à la CMUC et à l’ACS, tout le monde bénéficie d’une protection santé satisfaisante. »
Faux. En 2008, 1,5 million de personnes sur les 6 millions de bénéficiaires potentiels ne disposaient pas de la CMU (couverture maladie universelle). Au 31 décembre 2010, une étude du Fonds CMU estimait que le nombre de personnes n’ayant pas recours à la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire) était de plus de 20%. Pour l’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS), le taux de non-recours est 80%. Par ailleurs, en 2008, 22 % des bénéficiaires de la CMU-C déclaraient avoir renoncé à certains soins pour des raisons financières au cours des 12 derniers mois (source : Boisguérin, Després, Dourgnon, Fantin, Legal, 2010, Étudier l’accès aux soins des assurés CMU-C, une approche par le renoncement aux soins, In Santé, soins et protection sociale en 2008. Paris : IRDES, 2010/06, 31-40).
6-5) « Pour ce qui est de l’espérance de vie en France aujourd’hui, nous sommes relativement égaux. »
Faux. À la fin des années 1990, un ouvrier ayant 35 ans vivra encore en moyenne 39 ans, un cadre 46 ans et un chômeur 28 ans. Ces inégalités d’espérance de vie sont croissantes en France (source : Monteil C., Robert-Bobée I., 2005, Les différences sociales de mortalité : en augmentation chez les hommes, stables chez les femmes, INSEE Première, 1025).
7) Sur le placement des enfants
« Les enfants placés ont la chance de connaître une vie meilleure et de découvrir un autre milieu que le leur. »
Faux. Pour un grand nombre d’enfants et de parents, le placement est une solution qui crée des ruptures profondes alors qu’il pourrait souvent être évité. "Une personne sans domicile sur cinq a dû quitter le domicile de ses parents avant l’âge de 16 ans - proportion six fois plus élevée que dans le reste de la population" (source www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc…)
« Si on place les enfants, c’est à cause de la maltraitance. »
Faux. Les causes du placement d’un enfant d’une famille pauvre tiennent souvent aux conditions d’accès de la famille au logement, à la santé, etc. Des difficultés pourraient dans de nombreux cas être résolues par un soutien à la famille qui coûterait par ailleurs moins cher que la solution du placement. « Six milliards d’euros sont dépensés chaque année de façon empirique, sans que l’on cherche à contrôler les acteurs de la protection de l’enfance, ni à connaître l’efficacité de ces interventions » (rapport « La protection de l’enfance » de la Cour des comptes, octobre 2009).
8) Sur la fiscalité et les impôts
« Les pauvres ne paient pas d’impôts »
Faux. Le taux moyen d’imposition (impôts directs et indirects) des 10% les moins riches est d’environ 40%, celui des 0,1% les plus riches d’environ 37%, et celui des revenus moyens de 45 à 48% (source : calculs effectués par les économistes Saez, Landais et Piketty à partir des données INSEE). NB : pour les plus hauts revenus, les taux réels d’imposition sont souvent très inférieurs aux taux affichés, à cause des niches fiscales. Grâce à elles, une partie des plus hauts revenus échappe à une part de l’imposition.
« Les plus pauvres peuvent se faire exonérer de charges et d’impôts »
Oui, mais il faut effectuer beaucoup de démarches avant d’obtenir ces exonérations et il faut les renouveler régulièrement.
9) Sur l’immigration
9-1) « L’immigration augmente d’année en année en France »
Faux. La proportion d’immigrés [1] se situait en 1931 à 6,6%. Elle a décru jusqu’à la guerre et cru pendant les 30 Glorieuses pour atteindre 7,4% en 1975, restant à ce niveau jusqu’en 1999 et croissant légèrement jusqu’à 8,4% en 2008 www.insee.fr/fr/themes/table…
9-2) « Si on renvoyait les immigrés dans leur pays, il y aurait moins de chômage en France » ou « Les immigrés prennent des emplois aux Français »
Faux. Globalement, la présence des populations de nationalité étrangère en France crée de la richesse et donc de l’emploi, grâce à l’apport de consommation, d’impôts et de cotisations (voir 9-6)). Les étrangers sont aussi consommateurs, ils créent une demande supplémentaire et des emplois. Les études montrent que les migrants arrivant créent leurs propres emplois. « En imaginant une augmentation de 10% du flux d’immigration au Royaume-Uni en 2007, le taux de chômage n’augmenterait alors que de 0,01 point au bout de 13 ans. » (http://dailleursnoussommesdici.org/…).
9-3) « La France est un des pays d’Europe qui accueille le plus d’immigrés »
Faux. « Avec un taux d’accroissement naturel de 4 pour 1000 et un taux d’accroissement migratoire de 1 pour 1000, la France est le pays d’Europe dont la croissance démographique annuelle dépend le moins de l’immigration » (tableau 2 page 2 du document « Cinq idées reçues sur l’immigration », source INED pour l’année 2001). En 2010, la part des personnes immigrées sur la population totale s’élevait à : Autriche (16 %), Suède (14 %), Espagne (14 %), États-Unis (13 %), Allemagne (13 %), France (11 %) [2], Pays-Bas (10 %), Royaume-Uni (10 %), Belgique (9 %), Italie (7 %) (source INED, http://bit.ly/hK5Qrp).
9-4) « Les familles immigrées font beaucoup plus d’enfants que les familles françaises natives »
Pas tant que cela. « Dans la période 1991-1998, le nombre moyen d’enfants par femme était de 1,65 pour les seules françaises natives. Les femmes immigrées avaient en moyenne 2,2 enfants (source document « Cinq idées reçues sur l’immigration », INED, 2004)
9-5) « La France accueille toute la misère du monde » (sous-entendu : « Ce sont les populations les plus pauvres qui immigrent en France »)
Faux. « Dans l’ensemble, les migrants représentent par rapport aux non-migrants de la société d’origine une population sélectionnée : en meilleure santé, plus instruite, plus entreprenante, dotée d’un minimum de ressources » (source document « Cinq idées reçues sur l’immigration », INED, 2004). La part des immigrés diplômés de l’enseignement supérieur est passée de 12 à 25% entre 1990 et 2007. La moyenne nationale est de 29% (Insee et http://dailleursnoussommesdici.org/…).
9-6) « L’immigration coûte 48 milliard d’euros à la France en prestations sociales »
Vrai. Mais elle rapporte 60 milliards d’euros en impôts et cotisations sociales chaque année (source ministère de la Santé et des affaires sociales et étude de l’université de Lille-II de juillet 2010, voir http://dailleursnoussommesdici.org/…). La population immigrée est en moyenne plus jeune et en bonne santé que les autres habitants de la France. Or dans les prestations sociales la maladie pèse 47% et la retraite 31% (les autres dépenses étant les allocations chômage, le RSA, les allocations logement et les allocations familiales). La population immigrée est donc une chance pour aider au paiement des retraites.
En moyenne, la contribution nette de chaque immigré (différence entre ce qu’il verse et ce qu’il reçoit en impôts et cotisations sociales) est de l’ordre de 1500 € par an.
Voir "Migrations et protection sociale : étude sur les liens et les impacts de court et long terme" (ministère de l’Emploi, 2010, http://bit.ly/wo0Jxt), ainsi que www.telos-eu.com/fr/article/… ("En l’absence de l’immigration, le besoin de financement de la protection sociale en France augmenterait de 2 points de Produit Intérieur Brut (PIB)".
Bien sûr, l’apport de l’immigration à notre pays ne se limite pas à cet aspect comptable. Il est aussi et surtout humain, culturel, scientifique, artistique, etc.
9-7) « Les étrangers peuvent profiter facilement des minima sociaux. »
Faux. Il faut être en possession d’un titre de séjour et d’une carte de travail depuis au moins cinq ans pour bénéficier du RSA si on est natif d’un pays extérieur à l’Union européenne.
9-8) « Les étrangers augmentent la délinquance »
Faux. 12,7% du nombre de condamnés sont étrangers (source : ministère de la Justice), alors qu’ils représentent environ 8% de la population de la France (voir 9-3)). L’écart n’est pas si important que veulent le faire croire certains hommes politiques.
10) Sur l’école
« Ce n’est pas à l’école de régler tous les problèmes de la société »
Vrai et faux. La loi d’orientation sur l’école de 2005 dit : « La scolarité obligatoire doit au moins garantir à chaque élève les moyens nécessaires à l’acquisition d’un socle commun constitué d’un ensemble de connaissances et de compétences qu’il est indispensable de maîtriser pour accomplir avec succès sa scolarité, poursuivre sa formation, construire son avenir personnel et professionnel et réussir sa vie en société. » Cela dit bien que le rôle de l’école n’est pas seulement de transmettre des connaissances, mais aussi de permettre aux élèves de se construire des compétences, dont celle de pouvoir vivre avec d’autres différents de soi.
Elle doit aussi permettre à tous d’acquérir ces connaissances et compétences. Mais on constate qu’elle peine à atteindre ces objectifs et à réduire les inégalités sociales, dans la mesure où l’échec et la réussite scolaire sont de plus en plus liés à l’origine sociale. En réalité, le fonctionnement actuel de l’École en France vise aussi un objectif non déclaré : sélectionner les meilleurs élèves qui s’orienteront ensuite vers des études supérieures et les postes de responsabilité.
« Dans les familles pauvres, les parents sont démissionnaires et se désintéressent de l’école »
Faux. Les parents défavorisés ont souvent peur de l’école car ils sont marqués par leur échec d’enfant. Par ailleurs, 80% des mères non-diplômées s’estiment dépassées pour aider leurs enfants dans leurs études au collège, contre 26% seulement des mères diplômées de l’enseignement supérieur (source INSEE, « L’aide aux devoirs apportée par les parents », 2004).
Mais le lien entre pauvreté et échec scolaire n’est pas fatal : il est moins élevé dans la plupart des autres pays développés qu’en France, et très faible dans des pays comme le Canada, la Finlande, le Japon ou la Chine (source étude PISA).
« Heureusement que l’école est là pour corriger certaines inégalités sociales ! »
Faux. En France, l’impact du milieu social sur la réussite ou l’échec scolaire est plus grand que dans beaucoup d’autres pays, et il grandit au fil des années. En 2009, plus de 75% des élèves dont les parents sont cadres ou professions intellectuelles ont obtenu le bac général, contre 33% pour les enfants d’ouvriers et 41% des enfants d’inactifs (rapport CESE sur les inégalités à l’école) ; le pourcentage de variation de performance des élèves, en lecture expliqué par le milieu socio économique est de 17% pour la France bien au dessus de la moyenne de l’OCDE (14%), le double de la Finlande du Canada ou du Japon (rapport CESE).
« Si les enfants pauvres réussissent moins bien à l’école, c’est qu’ils ne travaillent pas »
Faux. Les causes sont plus complexes que cela. Par exemple, « le niveau de diplôme des parents (particulièrement celui de la mère) et, de manière plus globale, les possibilités d’encadrement de la scolarité par les familles revêtent une importance au moins aussi grande que leur situation socio-économique » (rapport CESE).
« Les enfants d’immigrés sont plus en échec scolaire que les autres. »
Faux. C’est la pauvreté qui la plus grande cause d’échec scolaire et non pas l’immigration. À niveau social égal, les descendants d’immigrés ne sont pas en moyennes plus touchés par l’échec scolaire que le reste de la population (CESE).
« La mixité sociale dans les écoles nuit à la réussite scolaire. »
Faux. Lorsque l’on met en oeuvre une pédagogie adaptée, les résultats scolaires de tous s’améliorent, comme le montrent les expériences de plusieurs établissements scolaires (voir l’exemple des écoles Anne Frank et Hélène Boucher à Mons-en-Baroeul, celui du collège La Durantière à Nantes – Feuille de route sept/oct. 2011 –, celui du collège Évariste-Galois à Nanterre – Feuille de route novembre 2011 –, etc.).
Par ailleurs, l’école ne doit-elle pas préparer les enfants et les jeunes à vivre ensemble dans le respect des différences ?
11) Sur les Roms
« Les Roms ne veulent pas travailler. »
Faux. C’est le contraire : tout est fait en France pour que les Roms de Roumanie et de Bulgarie n’aient pas le droit de travailler : une « période transitoire » les empêche d’avoir les mêmes droits que les autres européens avant fin 2013. Pour travailler, ils doivent disposer d’une autorisation de travail. Les délais d’obtention sont de 3 à 6 mois à partir d’une promesse d’embauche à temps plein. Le plus souvent, l’employeur (qui doit en plus payer la taxe dûe à l’OFII – Office Français pour l’Immigration et l’Intégration – pour l’embauche d’un étranger) ne peut attendre la réponse et embauche quelqu’un d’autre.
Le 26 octobre 2009, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE) a demandé au gouvernement qu’il mette fin à cette période transitoire, ainsi que la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH), dans un avis adopté le 22 mars 2012.
Travail réalisé par ATD Quart Monde et la MRIE, Mission Régionale d’Information sur l’Exclusion en Rhône-Alpes.
Démonter toutes ces idées fausses, c’est bien. Mais il faut aller plus loin. Lisez les propositions politiques d’ATD Quart Monde : www.atd-quartmonde.fr/propositionspolitiques.

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- Une sélection d’idées reçues en 4 pages
[1] Un immigré est une personne née étrangère à l’étranger puis arrivée en France, qu’elle garde ensuite sa nationalité d’origine ou qu’elle acquière la nationalité française.
[2] Ces chiffres sont ceux de l’ONU qui, pour la France, inclut les Français nés à l’étranger. La part des immigrés de nationalité étrangère s’élève à 8% (INSEE).
Pour une assemblée vraiment à Gauche, Ensemble pour "l'Humain d'Abord"!

"Iain Keith - Avaaz.org"
Chères amies, chers amis,
D'ici deux jours, les dirigeants mondiaux pourraient voter un plan de lutte contre le changement climatique! Le plan prévoit le transfert d'un billion de dollars, que nos gouvernements accordent en subventions aux pollueurs chaque année, pour réinvestir cet argent dans les énergies renouvelables. Des dirigeants haut placés soutiennent la fin de ces subventions insensées, comme Obama qui accueille le sommet du G8 ce week-end. Lançons une large campagne de soutien public à Obama et à son plan qui peut réellement sauver la planète! Signez la pétition urgente:
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Ce week-end, les huit chefs d'Etat les plus puissants au monde vont se réunir au sommet du G8 et pourraient voter un véritable plan de lutte contre le changement climatique!
C'est insensé: nos gouvernements versent chaque année un billion de dollars d'argent public aux grandes compagnies pétrolières et de charbon pour détruire notre planète. Des dirigeants haut placés, dont le président Obama qui accueille le G8, ont déjà accepté de ne plus subventionner les pollueurs. Si nous leur demandons maintenant de tenir leur parole et de réinvestir cette énorme somme dans les énergies renouvelables, les experts pensent que cela peut réellement sauver la planète!
C'est une décision simplissime que nos dirigeants ont accepté de prendre. Prenons-les au mot et exhortons le président Obama à conduire les grandes puissances économiques mondiales à transformer les subventions aux pollueurs en investissements dans l'économie verte. Signez la pétition urgente ci-dessous et envoyez-la à tous vos contacts -- menons cette campagne tambour battant pour obliger les dirigeants à convertir leurs paroles en actes:
http://www.avaaz.org/fr/a_new_plan_to_save_the_planet_fr/?vl
L'unique raison pour laquelle nous versons beaucoup d'argent aux grandes compagnies pétrolières, c'est l'emprise des lobbyistes sur nos gouvernements. Mais si nous exigeons que nos responsables refondent l'argent public dans l'économie verte, nous augmenterons les investissements mondiaux dans ce secteur de 400%, ce qui rendra les énergies solaire et éolienne moins chères que le pétrole et le charbon. Une telle démarche sauvera la planète en mettant hors-jeu les grands magnats du pétrole!
Le changement climatique approche rapidement d'un point de non-retour et nous sommes loin de trouver un accord pour éviter la catastrophe. Heureusement, une dynamique autour de ce nouveau plan de sauvetage de la planète s'est mise en place. La Nouvelle-Zélande, le Mexique et la Suisse appellent à trouver un accord maintenant, et les décideurs de 20 nations dont les États-Unis, le Brésil et la Chine viennent d'exprimer leur soutien. Tous les dirigeants du G8 se sont engagés publiquement à mettre fin à ces subventions de la honte, et le président Obama fait pression pour une loi fédérale aux États-Unis qui mette fin à ces subventions.
Notre planète est saccagée à un rythme effréné, et voilà notre meilleure chance d'enrayer ce processus. Le temps est venu d'agir, mais sans le soutien massif des citoyens, les puissants pollueurs pourront bloquer ce projet. Il ne tient qu'à nous de contrer les lobbyistes en faisant preuve d'une puissance collective extraordinaire. Plus que trois jours pour demander à Obama de prendre les devants -- signez la pétition:
http://www.avaaz.org/fr/a_new_plan_to_save_the_planet_fr/?vl
Pendant trop longtemps, les négociations pour trouver une solution mondiale de lutte contre le changement climatique ont été entravées par les intérêts privés et les profits des industries du pétrole, du charbon et du gaz. Mais les gouvernements réalisent enfin que mettre fin aux subventions profitera au climat et permettra de rééquilibrer l'économie mondiale. Si nous nous exprimons maintenant, ensemble, notre mouvement peut obliger nos dirigeants à passer à l'action et à libérer le monde de la tyrannie des énergies fossiles.
Avec espoir,
Iain, Joseph, Alice, Ricken, Diego, Kya et toute l'équipe d'Avaaz
Plus d'informations:
Énergie : Obama veut l'indépendance (Le Figaro)
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/03/17/97002-20120317FILWWW00377-energie-obama-veut-l-independance.php
Subventions pétrolières: le Sénat bloque Obama, La Presse
http://affaires.lapresse.ca/economie/etats-unis/201203/29/01-4510667-subventions-petrolieres-le-senat-bloque-obama.php
Le PNUE dénonce les subventions aux énergies fossiles (PNUE)
http://www.enerzine.com/10/5705+le-pnue-denonce-les-subventions-aux-energies-fossiles+.html
Un économiste de l’AIE appelle à la fin des subventions aux combustibles fossiles (AIE)
http://www.euractiv.fr/economiste-appelle-fin-subventions-combustibles-fossiles-article
Un rapport alarmiste sur l'état de la planète (Le Point)
http://www.lepoint.fr/science/un-rapport-alarmiste-sur-l-etat-de-la-planete-15-05-2012-1461514_25.php

14 mai 2012
[Antidote au pessimisme ambiant —
À propos du Printemps Erable au Québec,
un mouvement pan-américain de refus
de l’endettement scolaire obligatoire.]
On se souvient que c’est dans le berceau du néo-libéralisme thatchérien, en Angleterre, qu’un vaste mouvement étudiant avait contesté les coupes budgétaires dans le domaine de l’éducation qui se traduiraient là aussi par un renchérissement des droits d’inscription et donc un endettement massif de l’immense majorité des candidats à la fac et autant de boulots précaires sous-payés pour joindre les deux bouts. Un tel clash social ne s’était pas vu outre-Manche depuis des décennies.


Sur le continent américain, la contestation radicale de l’endettement forcé des candidats à l’Université a commencé au Chili par une grève étudiante de cinq mois entamée en mai 2011. Dans ce pays où justement, depuis l’arrivée des Chicago boys de la contre-révolution libérale dans les valises du Pinochet, l’enseignement supérieur avait été totalement privatisée. Face à des manifestations monstres de dizaines de milliers de jeunes scolarisés & précaires, deux ministres ont dû démissionner. Et le troisième, Harald Beyer, croyant calmer le jeu (de dupe), en annonçant la création d’une agence publique qui remplacerait les multinationales bancaires pour assigner les prêts et bourses aux étudiants, vient de relancer la contestation. Pour preuve, plus de cent mille jeunes manifestants dans les rues de Santiago le 25 avril dernier.
lire la suite >>
Lire en .pdf >>evenement_castan_flyer
Samedi 26 mai 2012
Toulouse Ostal d’Occitània - Plaça del Capitòli
Rencontres - débats - témoignages - actions - exposition - cinéma
Organisé par org&com en partenariat avec la Maison de la Culture de Larrazet et le Carrefour Culturel Arnaud-Bernard avec le soutien de la Mairie de Toulouse
Ostal d’Occitània, 11 rue Malcousinat, Toulouse,
métro Esquirol ligne A
Rens. T : 05 61 47 43 95 - infos@orgetcom.net
Félix M. Castan (1920-2001), écrivain, théoricien et praticien, homme d’action et penseur, a apporté
une contribution essentielle à la compréhension de l’identité occitane et à son inscription dans le champ des
cultures du monde de notre temps. Il aura marqué l’occitanisme par ses réflexions sur la décentralisation
culturelle, étayées par son expérience pratique sur de très nombreux domaines : peinture, littérature, art
médiéval et arts baroques, théâtre, festival... En liant décentralisation culturelle et langues de France,
dépassant tous les barbelés des frontières et des égoïsmes, il aura incarné l’humaniste occitan ouvert au
monde et à toutes les différences. À l’inverse d’un repli narcissique et d’un prêt à penser, ses écrits et ses
chantiers nous aident à penser par nous même la question de l’identité et dans le même temps tous les
champs de l’action culturelle, au lieu de les opposer.
Plutôt qu’un hommage, le but de cette rencontre sera donc de mieux comprendre les forces et les enjeux, et affiner collectivement des outils pour renforcer nos engagements dans la vie de la cité.
Samedi 26 mai 2012
Temps 1 : Ostal d’Occitania
14h00, Introduction et rappels biographiques par Anne Castan, actualité des éditions et des recherches, par Betty Dael, Editions Cocagne, et Alain Daziron, Maison de la Culture
de Larrazet.
15h00, Le Centre international de synthèse du baroque, par Bruno Queysanne
et La Mòstra del Larzac, par Sylvio Brianti
16h00, L’Occitanie de Castan, par Jean-Frédéric Brun, président du Pen-Club de Langue d’Oc.
17h30, Des Contre-Capitales ou quelques idées toujours nouvelles pour une réelle décentralisation culturelle,
par Claude Sicre, président du Carrefour culturel Arnaud-Bernard. Témoignages et actions.
Temps 2 : Place du Capitole
dans le cadre de la Capitada et du Forom des langues
21h00, témoignages, actions, suite du débat sur la décentralisation.
22h30, cinéma en plein air, Mas paraulas dison quicòm, un film de Michel Gayraud
Du 21 au 27 mai 2012 : Ostal d’Occitania, salle Perbosc
exposition.
mise en page : Aurelia Randria, orgetcom - Chanson : Fabulos Trobadors


Une conférence de presse a réuni les candidats du Front de Gauche aux élections législatives pour marquer le début de campagne.
D'abord, nous félicitons les français d'avoir mis fin à la Présidence Sakozy. Un premier verrou a sauté, mais la bataille est loin d'être finie !
Nous sommes aussi heureux qu'après 17 ans, la Présidence française soit à nouveau à gauche. Moins à gauche que nous l'aurions souhaité, bien sûr, mais déjà nous percevons des inflexions notables dans les discours jusqu'alors purement libéraux qui dominaient l'Europe. L'idée d'une alternative à la pensée unique ultralibérale fait son chemin !
Une nouvelle étape se présente : l'élection de nos députés les 10 et 17 juin.
Le vote utile, dès le premier tour, c'est le vote Front de Gauche :
• Nous sommes les vrais adversaires de l'extrême droite et des dérives racistes et sectaires qu'elle impose au champ politique. Nous sommes prêts à la combattre argument par argument.
• Nous sommes les vrais défenseurs d'un programme de progrès social et d'entente nationale. Tout ce qui est de gauche dans le programme de François Hollande trouvera chez nos députés de fervents défenseurs. Par contre, toutes les tentations libérales auxquelles le PS a tendance à céder trouveront en nous de farouches adversaires.
Si par malheur l'assemblée restait à droite, la démolition sociale s'aggraverait.
Si l'assemblée est composée majoritairement du groupe PS, opposé aux députés de droite, alors nous courrons le risque d'une dérive libérale.
Par contre, un groupe FG fort sera l'aiguillon nécessaire à la conduite d'une politique réellement de gauche.
•Une politique apte à répondre aux urgences sociales et environnementales, de la relance du pouvoir d'achat, de la lutte pour l'emploi et contre la précarité, pour la retraite effective à 60 ans.
•Une politique ferme capable de reprendre enfin le pouvoir à la finance et aux banques.
Le premier point dépend du second : rien ne sera possible tant que nous ne nous libèrerons pas, en premier lieu, du diktat de la finance et des banques. Hollande propose quelques initiatives en ce sens (renégociation du traité Merkozy, création d'une banque publique d'investissement, modulation de la fiscalité locale des d'entreprises, séparation des activités spéculatives et de dépôt des banques...).
Cela n'est pas suffisant, ce ne sont que de gentilles « modulations » à un système européen ultralibéral destructeur. Il ne faut pas renégocier le traité Merkozy, mais dénoncer ce pacte budgétaire !
Chaque voix pour le Front de Gauche comptera.
Nous vous proposons d'élire Marie-Claude Bouyssi et Jean-Baptiste Fol,
Maximilien Reynès Dupleix et Maryse Alayrac,
des citoyens engagés et présents sur le terrain.
La conférence a été l'occasion de rappeler le protocole réalisé entre le collectif Front de Gauche 82 et le NPA 82
extraits (version complète en pièce jointe)
A l’assemblée nationale nous soutiendrons les initiatives en accord avec notre programme.
Notre ambition est de rassembler la gauche toute entière autour d’une alternative politique en rupture avec le capitalisme.
Ce programme est à la fois un programme de luttes et le fil conducteur d’une véritable politique de gauche. Sa mise en œuvre suppose d’imposer une répartition égalitaire des richesses et de prendre le contrôle des secteurs clés de l’économie.
· Augmentation des salaires (SMIC 1700€) et des revenus de substitution. 300€ pour tous les salaires et les pensions (limites de salaires à préciser). Egalité homme femme, rattrapage des salaires féminins, rétablissement de l’échelle mobile des salaires.
· Temps de travail. Application réelle des 35 heures et relance de la réduction du temps de travail.
· Abolition de toute précarité. CDI à plein temps comme norme du contrat de travail, limitation des CCD. Titularisation des 800000 précaires de la fonction publiqueInterdictions des licenciements boursiers et économiques dans les entreprises qui font des bénéfices. Droit des salariés à la reprise de leur entreprise en cas de délocalisation ou de dépôt de bilan sous forme de coopérative, abrogation de toutes les lois antisociales qui ont cassé le code du travail, allocation d’autonomie pour les 18 25 ans.
· Plan d’urgence pour le logement (droit à un logement décent). Interdictions des expulsions, application de la loi de réquisition de logements vacants, application et extension de la loi SRU, blocage des loyers, suppressions des surloyers et des plafonds de ressources. Tarification sociale garantissant le droit et l’accès à tous et toutes de l’eau, l’électricité, le gaz et aux moyens de télécommunication.
· Droit à la retraite à 60 ans et à taux plein notamment abrogation de la réforme Fillon sur les retraites, droit à la santé et à la protection sociale.
· Défense et développement des services publics.
· Création d’un service bancaire public et prise de pouvoir sur les banques et les marchés financiers. Remise en cause de la dette qui au nord comme au sud étrangle les peuples. Audit de la dette et moratoire du remboursement de la dette.
· Réforme fiscale radicale qui réduise à néant la TVA, sur les services et produits répondant aux besoins sociaux, et qui frappe fort les revenus du capital, les fortunes, les rentes, les mouvements de capitaux.
· Assemblée constituante pour une VIème république. Annulation des mesures antisociales et liberticides de la droite. Défense des droits et des libertés démocratiques.
· Lutte inflexible contre le racisme. Régularisation de tous les sans-papiers, carte de séjour unique de 10 ans. Droit du travail pour les demandeurs d’asile, droit du sol, droit de séjour pour raison médicale, droit au regroupement familial, fermeture de tous les centres de rétention.
· Lutte ferme contre toutes formes de discrimination envers les femmes, droit des femmes à disposer de leur corps, développement des centres IVG et des plannings familiaux fiancé par l’état, gratuité de la contraception. Mise en place d’un service public d’accueil, d’écoute et d’hébergement pour les femmes victimes de violence. Abrogation du délit de racolage.
· Couple homosexuels. Droit au mariage, à l’adoption, renforcement des droits du PACS.
· Contrôle citoyen des choix énergétiques. Adoption d’un plan de transition écologique qui organise la sortie des énergies nucléaires et fossiles, en organisant la sobriété et en développant les énergies renouvelables. Arrêt de la prospection et abolition des permis d’exploitation des gaz de schiste. Abrogation de la loi NOME.
· Agriculture. Promotion d’une agriculture paysanne à taille humaine, assurant un revenu décent aux producteurs, tout en respectant l’environnement.
· Santé. Remboursement à 100% des dépenses de santé. Arrêt des fermetures et du démantèlement des hôpitaux, des services de maternité et des centres de soin.
· Handicap. Pas de revenu en dessous du seuil de pauvreté. Accès à l’éducation et à la santé.
· Education. Abrogation de la loi LRU. Arrêt des suppressions de postes. Rétablissement des postes supprimés et des RASED. Augmentation de 50% de l’investissement dans l’enseignement professionnel. Droit à la scolarité dès 2 ans.
Événement ce vendredi :
Vu sur: DDM - Publié le 16/05/2012 09:07 | T.D.
législatives, 1er et 2e circonscription
Marie-Claude Bouyssi, entourée de Maximilien Reynies-Dupleix et Jean-Baptiste Fol./Photo DDM, Chantal Longo.
C'est parti pour le Front de gauche en Tarn-et-Garonne. Marie-Claude Bouyssi sur la première circonscription et Maximilien Reynies-Dupleix sur la deuxième ont lancé officiellement leur campagne des législatives, hier, au siège du PCF à Montauban.
Conseillère municipale d'opposition à Montauban, Marie-Claude Bouyssi, retraitée de l'enseignement a pour suppléant Jean-Baptiste Fol, 42 ans, restaurateur à Saint-Antonin-Noble-Val. Le tandem met en avant des « engagements immédiats » dans les domaines de l'éducation, de l'agriculture, des services publics, de l'écologie et de la santé. La candidate place notamment dans ses priorités « le rétablissement des postes d'enseignants et de Rased, l'interdiction des cultures OGM, la préservation des terres agricoles et l'aide à l'installation des jeunes agriculteurs, le rétablissement des services publics dans les zones rurales, l'attribution de moyens matériels et humains nécessaires à notre hôpital public… »
De son côté, Maximilien Reynies-Dupleix, 50 ans, enseignant spécialisé met également au cœur de sa campagne les services publics, la santé, l'emploi… Maryse Alayrac, cadre de santé est sa suppléante.
Enfin, qu'on se le dise : le Front de gauche n'a que deux adversaires dans cette élection législative : la droite et l'extrême droite. « Le Front de gauche a largement contribué à la victoire de François Hollande », a ainsi indiqué Marie-Claude Bouyssi. Et maintenant, « il faut infliger un échec à Brigitte Barèges qui a voté toutes les lois Sarkozy », a-t-elle rajouté, rappelant au passage les propos homophobes et de préférence nationale pour l'accès à un emploi tenus par la députée sortante UMP.
La croissance est devenue le cheval de bataille de François Hollande pour répondre à la crise de l'Europe. Elle a encore été le maître mot de la première rencontre entre les deux chefs de l'État français et du gouvernement allemand. Mais la croissance pour quoi faire ? En effet, qu'elle soit fondée sur la dépense publique et la demande ou sur la compétitivité par l'abaissement du coût du travail et les « réformes structurelles » (selon la vision d'Angela Merkel), la croissance en soi n'est aucunement un gage de progrès social et encore moins environnemental. Et c'est parce qu'ils souhaitent une Europe solidaire, écologique et démocratique, avec une activité économique réorientée, que de nombreux mouvements sociaux européens se retrouveront du 17 au 19 mai à Francfort, face à la BCE.
En outre, la croissance n'est en rien suffisante pour résorber les dettes publiques. Pour résorber celles-ci, il faudrait, d'une part, engager une réforme fiscale de grande ampleur et, d'autre part, sortir les États de la dépendance des marchés financiers en leur permettant d'emprunter directement à la BCE à des taux faibles pour financer la transition écologique et sociale. L'émission d'euro-obligations, si ceux-ci devaient être souscrits sur les marchés financiers, ne règlerait pas le problème.
D'autant qu'il faudrait également contrer les déséquilibres économiques au sein de l'Union, par des politiques fiscales et sociales qui convergent vers le haut et par un budget européen plus ambitieux. Ce à quoi ne répondent que partiellement les propositions de François Hollande, qu'il faudra examiner de près (réorientation des fonds structurels européens, taxe sur les transactions financières...).
Et comme la croissance tant attendue ne sera sans doute pas au rendez-vous, le risque est grand de voir le futur gouvernement annoncer bientôt des mesures d'austérité sociale, imposées par le pacte budgétaire. Ce texte renforce les conditions d'équilibre budgétaire et le mécanisme de sanction. Des dispositions que François Hollande ne rejette pas, puisqu'il propose seulement de les compléter.
C'est pour porter ces revendications à un niveau européen qu'Attac, les Indignés, des organisations allemandes... appellent à un encerclement de la BCE le 18 mai et à une manifestation européenne le 19 mai dans les rues de Francfort. De nombreux militants français et d'autres pays européens y participeront (1), ajoutant leurs voix à celles de tous les peuples qui manifestent de plus en plus clairement leur rejet de l’austérité.
(1) http://www.france.attac.org/evenement/toutes-et-tous-francfort-du-17-au-19-mai
Paris, le 16 mai 2012
Attac France
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| Armes nucléaires US en Europe : 4 jours pour agir ! |
Cher(e) ami(e),
Dans 4 jours, François Hollande prendra sa première grande décision internationale : les gouvernements de l’OTAN vont se réunir à Chicago pour examiner le sort des armes nucléaires américaines encore postées en Europe 20 ans après la fin de la guerre froide. Depuis de nombreuses années, la France bloque tout retrait de ces armes – qui ne sont même pas sur son territoire - alors que les gouvernements allemand, belge et néerlandais ont déjà demandé leur retrait !
Signez et partagez la pétition pour que François Hollande change de cap par rapport à ses prédécesseurs !
Les armes nucléaires américaines présentes en Allemagne, Belgique, Turquie, Italie et aux Pays-Bas sont les vestiges d’un monde révolu : elles ne règlent en rien les problèmes d’instabilité géopolitique actuels. Les armes nucléaires américaines stationnées en Europe ciblaient des pays de l’ex-URSS. Ces pays étant aujourd’hui membres de l’OTAN, elles n’ont même plus de cibles. Elles n’ont donc aucune utilité, et sont seulement dangereuses et coûteuses pour l’Europe.
Nous sommes à un moment décisif ! C’est en ce moment même que François Hollande prend connaissance des dossiers internationaux sur lesquels il va devoir se positionner. Pour que la France adopte enfin une nouvelle politique au sein de l’Europe et de l’OTAN, nous devons tout faire pour que le plus grand nombre de personnes possible rejoignent notre mobilisation sans précédent pour le retrait des armes américaines d’Europe.
Signez et partagez la pétition
Les équipes de Global Zéro et du Mouvement de la Paix.
 Lettre du Mouvement de la Paix au nouveau Président de la République
Les urgences de la situation internationale nécessitent que nous nous adressions à vous avant le sommet du G8 à Camp David et le sommet de l'OTAN à Chicago.
Le communiqué du Mouvement de la paix du 12 mai
Sommet de l'OTAN à Chicago
Le Mouvement de la Paix y sera pour exiger la dissolution de l’Otan et le désarmement nucléaire. L'Otan tiendra Sommet à Chicago les 20 et 21 mai, immédiatement après la réunion du G8 les 18 et 19 mai à Camp David aux États-Unis.
Le communiqué du Mouvement de la paix du 9 mai
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DU MATERIEL CONTRE L'OTAN
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Pour soutenir les actions du Mouvement de la Paix, du matériel militant, des affiches et des articles en promo, à ne pas manquer !
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L'Otan tient Sommet à Chicago aux États-Unis les 20 et 21 mai. Un contre-sommet est organisé les 18 et 19 mai. Aidez-nous à financer la participation d'une délégation du Mouvement de la Paix :

2001 - 2012 : Afghanistan, 11 ans de guerre et d'occupation Retrait des troupes françaises d'Afghanistan et reconstruction, maintenant ! Pendant le sommet de l’Otan de Chicago :
Rassemblement à Paris le 21 mai 2012 à 18h30 sur les marches de l'Opéra Garnier (Place de l'Opéra) www.otan-afghanistan.org
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Dixième Forum des comités du Mouvement de la Paix
Du vendredi 25 au lundi 28 mai 2012, à Lescheraines en Savoie. Le dimanche après-midi est ouvert au public à partir de 14h30 avec le spectacle "Voyage en Solidaire" de la compagnie théâtrale "Les colporteurs de rêve" Plus d'infos

Actualité oblige, Planète Paix fait sa «une» sur le sommet à Chicago de l’OTAN, cette organisation du Traité de l’Atlantique Nord qui prétend avoir réussi à faire zéro mort en Méditerranée. Tout en évoquant un club de Boxe à Jérusalem, le combat de Pax Christi contre des chars à destination de l’Arabie Saoudite, une conférence à Bil’in, la campagne en faveur du désarmement prévue à RIO en juin, Planète Paix s’évertue à faire connaître d’autres voix, dont celle de Raymond Aubrac, Stéphane Hessel et le Dalaï Lama.
L'actualité des acteurs de Paix : l'information pacifiste, la revue mensuelle du Mouvement de la Paix.
>> Commander ce numéro >> S'abonner à Planète Paix
>> Feuilleter la revue en ligne
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Le livre "Pour en finir avec l’arme nucléaire"
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Et si nous parlions de sports, de loisirs, d’environnement ?

Michael C.Behrent
« Si l’on aide les plus pauvres, alors c’est moi qui vais me retrouver tout en bas » : selon des chercheurs américains, la « peur de la dernière place » expliquerait l’opposition des citoyens modestes aux politiques de redistribution.
Depuis au moins une décennie, la politique américaine se caractérise par un double paradoxe : bien que les inégalités et la pauvreté augmentent, la politique fiscale n’a jamais autant favorisé les plus riches. Et le Parti républicain, la force politique derrière ces réductions d’impôts, a bénéficié d’un soutien populaire considérable.
Garder son statut d’« avant-dernier »
Deux économistes ont récemment proposé une explication insolite à ce paradoxe (1). Les raisons que l’on avance habituellement pour expliquer cette tendance à voter contre son propre intérêt économique sont, selon Ilyana Kuziemko (Princeton) et Michael I. Norton (Harvard), insatisfaisantes. Une perspective marxiste insisterait sur l’hégémonie idéologique de la classe dominante et la « fausse conscience » des classes populaires. Ceux qui s’inspirent de Thorstein Veblen privilégient plutôt la disposition des classes populaires à imiter la « classe de loisir », notamment sa « consommation ostentatoire », plutôt que de s’identifier à leurs semblables. D’autres encore expliquent que les clivages ethniques et raciaux peuvent fausser la solidarité entre les membres objectifs d’une classe sociale. Enfin, beaucoup d’Américains évoquent spontanément le mythe « Horatio Alger », ce romancier populaire dont les livres racontent invariablement l’épopée d’un jeune homme d’origine populaire qui obtient la fortune par son travail et sa ténacité : les classes moyennes et populaires soutiendraient les baisses d’impôts pour les plus riches parce qu’ils parient sur la possibilité que ces impôts pourraient un jour les concerner. I. Kuziemko et M.I. Norton avancent cependant une explication tout autre. Selon eux, les hommes sont motivés moins par un désir de réussir que par une crainte d’échouer complètement. Nos économistes baptisent ce phénomène la « peur de la dernière place » (« last place aversion »). Selon leur modèle, l’utilité économique n’est pas simplement déterminée par une volonté d’accumuler les richesses, mais par son positionnement relatif vis-à-vis d’autrui. Nous considérons la grandeur de notre maison non pas comme une valeur absolue, mais en la comparant à celles de nos voisins. Autrement dit, des phénomènes psychologiques tels que la honte et la gêne, qui se révéleraient aussi importants que le seul intérêt matériel.
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Services à la personne - Trop de clauses abusives ! La Commission des clauses abusives a étudié les contrats de services à la personne et déniché pas moins de 22 clauses abusives. > Lire

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Santé - Une nouvelle institution est née Mise en cause dans le scandale du Mediator, l’Afssaps disparaît au profit de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). > Lire

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Bonjour à toutes et à tous.
Voici La Lettre N° 74 du site de La Fédération du 9 mai 2012.
Elle recense notamment les derniers articles publiés ( lafederation.org ).
Pour obtenir La Lettre du site au format PDF Cliquez ici.
L'horizon est dégagé.
C'est vraiment l'heure d'avancer !
Enfin ! Le Président des riches fait ses bagages. Cela supprime bien des inquiétudes : qu'aurait pu faire ce fou du pouvoir, sous la tente à oxygène du Front National, pour essayer encore de gagner « ses » élections ? Bref, il dégage, lui et ses protégés. Il ne faudra pas oublier tous les comptes qu'ils doivent à la justice !
Déjà l'essentiel est ailleurs. Depuis des semaines, l'horizon s'est déplacé : avec Jean-Luc Mélenchon, la campagne du Front de Gauche a porté les espoirs des luttes de 1995, 2003, 2008, 2009 et de 2010... Les manifestations du Premier Mai viennent encore de le montrer.
Faisons de la victoire du 6 mai un point d'appui.
Des décisions ne peuvent attendre. La misère est là comme les effets des politiques xénophobes, des manipulations racistes, du recul des libertés. Beaucoup de lois sont à abroger et à remplacer par les projets issus des mobilisations populaires
(Lire) : sur les droits aux soins, le logement, l'environnement, la Protection sociale, l'école, la recherche, etc.
« Le changement, c'est maintenant ! »
Le slogan de François Hollande traduit un espoir commun. Oui : « maintenant » !
Personne ne veut recommencer comme en 1981, en 1988 ou en 1997 et plier devant le grand patronat et les actionnaires, spéculateurs français et internationaux. L'heure est à l'affirmation des exigences, à des droits nouveaux, à la transformation des institutions.
Il ne s'agit pas d'impatience mais de répondre aux besoins urgents et aux questions-clé.
Nous ne voulons pas que François Hollande échoue. Nous voulons que l'espoir de changement se développe et puisse réussir. Cela ne peut se faire avec le programme du nouveau président.
Nous agirons donc pour d'autres solutions, dans les mobilisations et les débats publics.
Nous n'aurions aucun plaisir à « constituer une opposition » d'un genre nouveau ! Et nous ne sommes pas de ceux qui voudraient seulement « témoigner ».
Ensemble, nous avons fait reculer la résignation pendant la campagne présidentielle. Et, pour l'avoir vécu avec nos voisins et collègues de travail, nous savons qu'une partie des électeurs et des électrices sincèrement de gauche ont voté au premier tour François Hollande, en croyant être « efficaces » pour éliminer Sarkozy.
La FASE, avec le Front de Gauche, poursuit sa campagne pour les législatives. Un rapport de force doit exister à l'Assemblée nationale : des hommes et des femmes qui prennent l'engagement de mobiliser pour de véritables solutions, en rupture avec la logique capitaliste. Évidemment, les élus tels que nous les proposons feront bloc contre la droite mais ils ne vont pas soutenir des « mesures » de « bonne gestion », voire un programme « socialiste » qui tournerait le dos aux attentes du plus grand nombre. Ils feront les propositions nécessaires pour réussir le changement à gauche. Ils soutiendront aussi toutes les initiatives qui répondront aux urgences pour vivre mieux, et s'opposeront à toutes celles qui tourneraient le dos aux exigences populaires.
C'est heure des exigences, des droits nouveaux, de la transformation des institutions. Nous voulons que la logique capitaliste soit battue. Nous voulons avancer. Prenons donc la mesure de cette nouvelle étape. Elle appelle des mobilisations et de grands débats publics : pour des mesures immédiates contre la misère, pour changer l'Europe, pour le refus des plans de licenciements, avec le droit, pour les travailleurs, de faire leurs propositions de maintien et de transformation.
Mettre fin à la politique d'austérité et changer l'Europe
Les votes du 22 avril et du 6 mai ouvrent un nouvel horizon pour l'Europe en renouant avec le vote de 2005 contre le Traité Constitutionnel Européen :
Un Référendum pour changer les Traités et pour un front européen contre les dirigeants libéraux de l'Europe actuelle qui veulent nous imposer un carcan de misères !
Ce sont les mobilisations populaires qui compteront pour la suite. Il n'y aura pas de véritable changement sans affrontement avec la finance, les actionnaires et le grand patronat.
Et notre combat n'est pas isolé. Il suffit de voir la Grèce
(Lire), et aussi l'Italie, l'Espagne, le Portugal, les revendications salariales en Allemagne...
Un chemin à construire
Nous avons ensemble les moyens pour affirmer et obtenir des avancées : des assemblées, forums, états généraux - peu importent les noms - qui exigent des règles nouvelles, qui les précisent si besoin ou qui en redisent l'actualité.
Le développement, l'élargissement du Front de Gauche et son ouverture aux citoyens non encartés sont indispensables pour poursuivre la dynamique qui s'est exprimée au cours de la campagne autour de Jean-Luc Mélenchon.
Sans dynamique de changement, nous serions vite confrontés au chantage à l'unité nationale, au « réalisme » et donc ramenés à l'austérité.
Pire encore, sans cette dynamique de changement, certains, désespérés, préféreront croire les mensonges du FN et d'une partie de l'UMP et trouveront plus simple de désigner les immigrés, les chômeurs comme responsables de la crise.
Cela ne doit pas nous faire hésiter : en construisant des solidarités, par les mobilisations, un horizon commun peut se construire et faire reculer les divisions xénophobes et racistes.
Nous portons donc des exigences de rupture : - Des mesures immédiates contre la misère : SMIC à 1 700 EUR, relèvement des minimas sociaux, droit au logement et accès aux soins, régularisation des sans papiers...
- L'arrêt de la chasse aux immigrés, des poursuites contre les militants, l'abrogation des lois « sécuritaires »
- Des services publics au plus proche des personnes ; des activités écologiquement durables
- Le pouvoir au peuple : annulation des plans de licenciements, audit de la dette
- L'instauration d'une véritable démocratie, de nouveaux droits sociaux et l'égalité réelle
- Le retrait de l'OTAN, pour une politique de paix et de désarmement
- Tous les droits politiques pour tous les étrangers qui veulent vivre durablement ici.
- Et, évidemment, l'appropriation sociale des banques et des grands moyens de production, pour cesser de subir les chantages des « milieux d'affaires » et des « marchés », pour faire reculer le chômage et répondre aux urgences sociales et écologiques.
Se regrouper et dire ce qui doit changer, cela consolide et fait avancer. Pour recréer un horizon politique, la mobilisation ne fait que commencer.
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Le gouvernement Sarkozy, c'est fini !
Maintenant, c'est le changement ?
« Le gouvernementSarkozy, c'est fini. Pour toutes celles et tous ceux, qui en ont combattu pendant les 5 dernières années les contre-réformes, les politiques sécuritaires, xénophobes et racistes, c'est une bonne nouvelle. Mais ce qui importe, pour les salarié-es, les chômeurs/ses, les retraité-es, les jeunes, c'est que la politique change, que la société ne soit plus organisée en fonction des besoins d'une petite minorité qui profite du travail des autres pour s'enrichir toujours plus. » Lire le communiqué de Solidaires.
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Les partis de l'austérité sanctionnés en Grèce !
Trois jours accordés à Alexis Tsipars ( Syriza ) pour réussir
Au lendemain d'un cinglant désaveu infligé par les électeurs aux deux partis qui avaient accepté les politiques d'austérité dictées par les bailleurs de fonds du pays, et après que le leader des conservateurs grecs se soit déclaré incapable, lundi soir 7 mai, de former un gouvernement de coalition, le président Karolos Papoulias va désormais confier cette tâche à la Coalition de la Gauche radicale, Syriza, arrivée en deuxième position des législatives. Lire ... - Résultats des élections grecques et commentaires. - Entretien avec Alexis Tsipras, leader du Parti Syriza. |
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Nouvelle loi du travail au Venezuela :
Un pas de plus vers la vraie vie.
La nouvelle Loi du Travail célébrée en grande pompe par les travailleurs vénézuéliens ce 1er mai 2012 est un vieux rêve devenu réalité au bout d'un débat citoyen qui a duré près de trois ans. Plus de 19 000 propositions ont été remises par toutes sortes d'organisations de travailleurs, syndicats, coordinations, etc. à la commission présidentielle chargée d'élaborer le projet. Résultat : la loi signée le 30 avril 2012 par le président Chavez brise enfin le carcan néo-libéral dans lequel les gouvernements antérieurs avaient étouffé les droits sociaux. Lire... |
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Gaz et houilles de schiste :
Ni ici ni ailleurs, ni aujourd'hui ni demain !
Une coalition de 40 ONG et associations a interpellé, le 2 mai dernier, le Parlement Européen à propos du développement à grande ampleur des gaz et huiles de schiste, des sables bitumineux et des gaz de houille par les États membres, ainsi que du recours à la fracturation hydraulique. Elles appellent les États membres de l'Union Européenne à suspendre l'ensemble des activités d'exploration ou d'exploitation de gaz et huiles de schiste déjà en cours, à abroger l'ensemble des permis aujourd'hui valides et à bloquer tout nouveau projet. Lire... |
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Un moratoire sur les expulsions, maintenant !
Prélude à une profonde évolution
Le Réseau éducation sans frontières se félicite de la défaite de Nicolas Sarkozy dont l'histoire retiendra qu'en dix années, de l'Intérieur à l'Élysée, il a emprisonné en centre de rétention plus d'un million d'hommes, de femmes et d'enfants étrangers sans papiers et en a expulsé de deux à trois cent mille. Il est à son tour expulsé de l'Élysée. Bon débarras ! Son successeur a affirmé vouloir mener une autre politique migratoire fondée sur des règles transparentes, stables et justes (...) et conduites dans le respect de la dignité de tous les êtres humains qui sont sur notre territoire. Décréter un moratoire sur les expulsions est une mesure conservatoire à laquelle le nouveau pouvoir ne saurait se dérober. Lire... |
Des articles sont mis en ligne quotidiennement sur le site.
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Vos infos
mercredi 09.05.12 - 19h52
auteur : du TICOL Collectif riverains - CASTELSARRASIN

Collectif des riverains de la station de bi-compostage de la SAUR au Ticol
Voici maintenant plusieurs mois qu'ensemble nous nous battons contre les nuisances provoquées par la station de bi-compostage de la Saur.
Depuis, vos porte-parole n'ont cessé d’œuvrer pour la recherche de solutions afin de faire cesser ces gênes: tracts auprès des riverains, réunions et contacts téléphoniques avec les dirigeants de la Saur, interviews radiophoniques pour sensibiliser la population, etc....
lire la suite >>
Dernière minute: réponse de la préfecture
cliquez sur le lien : >>Réponse_aux_plaignants_10_05_2012
Suite à notre action, le responsable de la Saur fuit ses responsabilités et a annulé le rendez-vous avec son responsable régional !...
Il nous a proposé d'autres dates, nous lui avons répondu que ce n'était pas notre problème!
Nous maintenons la manif' devant l'établissement !!!
Rendez-vous à tou(TE)s sur le site , chemin du Ticol à Castelsarrasin le mardi 15 mai 2012 à partir de 16h30
Réseau Education Sans Frontières 82
Resf82@yahoo.fr
UN TOIT POUR TOUS Monsieur Le Préfet
Aujourd’hui des associations humanitaires et solidaires du 82 hébergent 60 enfants et adultes issus de familles étrangères.
Sans cela ces famillesse retrouveraient dans la rue parce que l’état ne remplit ses obligations légales.
En effet ces familles n’ont pas l’autorisation de travailler tant qu’elles sont dans les longues procédures d’obtention de papiers.
Cependant combien de temps ces associations tiendront elles avant de voir des familles sur les trottoirs de Montauban parce que l’état ne respecte pas ses obligations légales, financières, politiques ?
Puisque chaque semaine à Montauban et dans le Tarn et Garonne de nouvelles familles se retrouvent sans hébergement.
RESF et 17 organisations ont été reçu par la DDCSPP* le 9 mars dernier puis à la Préfecture le 4 avril suivant. Les services de l’Etat reconnaissent les besoins et le manque de moyens financiers dont ils disposent pour y répondre.
Nous constatons
-
que le Préfet a pu mobiliser des places d'hébergement d'urgence l'hiver et des places supplémentaires durant le plan "grand froid",
-
que les mineurs ne sont pas admis à l’accueil de jour.
Nous exigeons à Montauban
-
L’ouverture toute l’année de toutes les places d’hébergement d'urgence de nuit (70 lits), accessibles à tous,
-
L’ouverture tous les jours de 40 places d’accueil de jour, ouvertes également aux familles.
* Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations
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Réseau Education Sans Frontières 82
Resf82@yahoo.fr
UN TOIT POUR TOUS
Aujourd’hui des associations humanitaires et solidaires du 82 hébergent 60 enfants et adultes issus de familles étrangères.
Sans cela ces familles se retrouveraient dans la rue parce que l’état ne remplit ses obligations légales.
En effet ces familles n’ont pas l’autorisation de travailler tant qu’elles sont dans les longues procédures d’obtention de papiers.
Cependant combien de temps ces associations tiendront elles avant de voir des familles sur les trottoirs de Montauban parce que l’état ne respecte pas ses obligations légales, financières, politiques ?
Puisque chaque semaine à Montauban et dans le Tarn et Garonne de nouvelles familles se retrouvent sans hébergement.
RESF et 17 organisations ont été reçu par la DDCSPP* le 9 mars dernier puis à la Préfecture le 4 avril suivant. Les services de l’Etat reconnaissent les besoins et le manque de moyens financiers dont ils disposent pour y répondre.
Nous constatons
- que le Préfet a pu mobiliser des places d'hébergement d'urgence l'hiver et des places supplémentaires durant le plan "grand froid",
- que les mineurs ne sont pas admis à l’accueil de jour
Nous exigeons à Montauban
- L’ouverture toute l’année de toutes les places d’hébergement d'urgence de nuit (70 lits), accessibles à tous,
- L’ouverture tous les jours de 40 places d’accueil de jour, ouvertes également aux familles.
Ne laissons pas faire, signons la pétition.
* Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations
lire>>tract_Alors_Chante_2012_V2
lire>>Pétition_Alors_Chante_2012_V2
A toutes et tous,
Comme chaque année RESF82 intervient dans le cadre du festival "Alors chante". Le but est de continuer à faire connaître notre engagement et à obtenir toujours plus de soutien.
Pour cela retrouvons-nous le plus nombreux(ses) possible le:
Mercredi 16 mai à partir de 18H15 avant le concert de 20H à Eurythmie .
RDV sur le trottoir, au niveau du parvis d'Eurythmie. Nous aurons, au minimum, à distribuer le tract ci-joint et à faire signer la pétition ci-jointe. Nous pouvons prévoir une animation musicale supplémentaire: tous les musiciens qui peuvent venir jouer sur le stand sont les bienvenus,avis aux amateurs !!!
Merci de répondre aux questions suivantes:
si vous comptez être présent :
- A quelle heure pouvez-vous arriver ? : ...............H........
- Jusqu'à quelle heure pouvez-vous rester ? : ..................H.........
si vous êtes musicien:
- A quelle heure pouvez-vous jouer ? : ...............H........
- combien de morceaux? :.......................
Merci de votre aide et de votre réponse rapide
RESF82 et PST

au Ticol
Voici maintenant plusieurs mois qu'ensemble nous nous battons contre les nuisances provoquées par la station de bi-compostage de la Saur.
Depuis, vos porte-parole n'ont cessé d’œuvrer pour la recherche de solutions afin de faire cesser ces gênes: tracts auprès des riverains, réunions et contacts téléphoniques avec les dirigeants de la Saur, interviews radiophoniques pour sensibiliser la population, etc....
A ce jour, l'action administrative (dépôts de plainte en préfecture) menée avec vous a semble t-il beaucoup de difficultés à se mettre en place. Comme vous l'avez certainement remarqué les nuisances continuent à polluer notre quotidien sans que quiconque, apparemment, ne s'émeuve de notre situation.
Le 15 Mai 2012, nous devons rencontrer le responsable Régional de la Saur sur le site du Ticol pour le sensibiliser à nouveau sur les gênes et nuisances provoquées par son établissement.
Nous pourrons être aidés par l'association FNE (France Nature Environnement), spécialiste national de la lutte contre toutes nuisances.
Nous vous invitons à soutenir notre mouvement et montrer votre détermination, en venant manifester le 15 Mai 2012 à partir de 16 h 30 devant le site.
La presse sera également conviée. Venez nombreux....
Les représentants du collectif des riverains de la Saur de Castelsarrasin / St Porquier
Je commence par redonner le texte de mon intervention prononcée le soir de l’annonce des résultats dimanche soir. Je n’ai pas changé d’analyse depuis ce premier regard à 20 heures dimanche. Puis je dis un mot sur ce que j’ai capté de l’étrange ambiance de ce dimanche soir. Cette liesse au goût finalement si étrange me laisse perplexe. Et je viens sur l’actualité européenne qui s’est nouée en même temps que notre élection présidentielle, en Grèce et en Allemagne.
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